Son histoire…

Fondé officiellement à Leuven en 1964, l’ULYC avait dès l’origine comme but de
permettre à tous les étudiants intéressés ou passionnés par la voile de pratiquer ce sport sans
avoir à dépenser des fortunes. L’histoire commence cependant un an plus tôt, au cours de
l’année académique 1963, lorsqu’une bande d’amis décidèrent de lancer le projet. Ils
occupèrent ensemble une maison communautaire au 30, rue des moutons à Leuven et en firent
le QG du club naissant. Peu après, las des désavantages liés à la location des bateaux auprès
du centre Adeps, le petit groupe d’étudiants se mit rapidement à transformer leurs deux salles
communautaires en bar improvisé. L’activité du bar avait pour but l’achat par le club, grâce
aux moyens générés, d’un premier bateau d’initiation. Le lieu acquit promptement sa
réputation grâce à son ambiance particulière, la réputation et la fréquence de ses soirées. Les
turbulents étudiants furent toutefois rapidement convoqués auprès du recteur, Monseigneur
Litts, qui leur adressa une sévère mise en garde pour « excès d’activités nocturnes »… Un
compromis fut alors établi entre le club et l’université qui s’engageait à octroyer un prêt pour
l’achat en question, moyennant une diminution des activités nocturnes. Le « Sportkot » ne
pouvait en effet pas dégager de subsides. S’en suivit alors la constitution officielle du club,
indispensable afin de pouvoir bénéficier d’un prêt. Albert Moorkens, père de Pierre
Moorkens, un des membres fondateurs de l’ULYC, consentit également à accorder un prêt qui
permit l’achat de 5 vauriens neufs. La machine était lancée…

L’équipe de l’ULYC avait alors l’habitude de partir naviguer au lac de Keerbergen, non
loin de Leuven, pour le plus grand plaisir des étudiants. Cependant, le 23 février 1967, un
triste incident vint ternir les débuts de l’histoire de l’ULYC avec la mort de Etienne
Paternottre, lors d’une virée sur le lac. Après avoir chaviré, ne supportant pas le froid, le
malheureux tenta en vain de rejoindre la rive à la nage mais coula aussitôt. Il s’agit du premier
décès dans l’histoire de l’ULYC. A l’aide des indemnités d’assurance, un petit quillard fut
racheté par l’ULYC et rebaptisé par le prénom du malheureux.

Le fanion de l’ULYC est né dès la création du club. Le bleu, dans la partie supérieure,
évoque le ciel, le blanc, dans la partie inférieure, l’écume des vagues alors que le triangle noir
au centre représente un génois.

Désireux de posséder leur propre cabinier, les ulyciens firent l’acquisition en 1966 d’un
« Dauphin » d’occasion en bois qui allait devenir la première « Mer Gaspard » de l’histoire de
l’ULYC. Ils durent donc à nouveau réaliser un prêt à hauteur de 20 000 francs belges auprès
d’Albert Moorkens sous la forme d’obligations convertibles. Sept autres furent vendues à des
particuliers pour un total de 7000 francs belges. Il est ensuite assez difficile de retracer l’achat
des cabiniers suivant, les informations restent incomplètes et contradictoires. Il semblerait
cependant que le deuxième ou troisième du nom soit un « Tequila » en polyester ayant
appartenu à l’ULYC dans les années 70. Ensuite, le Mer Gaspard IV, acheté pour 800 000
francs belges en 1976 était un voilier « Flush Poker » à la coque en polyester. Le sixième et
actuel Mer Gaspard est un « First 32 » acheté d’occasion en 1998 suite à un prêt de 600 000
francs belges consenti auprès de l’UCL.

Après plusieurs déménagements à Leuven, l’ULYC s’est installé à Woluwé en 1974 et
y serait resté jusqu’en 1978, année à laquelle le club déménagea enfin à Louvain-la-Neuve
dans la ferme de l’Epine située au 114, avenue de Citeaux. Celle-ci, bien qu’ayant subi
plusieurs rénovations et aménagements, abrita différents équipages ainsi que leur matériel
pendant plus de 30 ans. Cependant, déclarée insalubre en 2011, la maison n’a depuis plus été
habitée. Mais le projet de rénovation, bloqué suite aux réclamations du voisinage, est toutefois
toujours en cours. Les ulyciens ont donc successivement déménagé au 33, route du Blocry
puis au 4, place des paniers, kot qu’ils occupent actuellement.